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Projets et collaborations Sans catégorie

Inauguration de la page web du Ministère !

Ça faisait bientôt quatre ans que je payais
un peu en vain le nom de domaine

www.ministerepommeraies.com

sinon pour le réserver, pour l’avenir, sans
y avoir encore intégré de contenu, sans rien mettre en ligne … pis à la fin de l’hiver/au début du printemps 2025,
j’ai pris le temps de transformer toutes les publications Facebook publiées depuis 4 ans sur cette page, en articles de blogue, en y intégrant les photos, en retravaillant la mise en forme, en prenant soin aux détails. Vous y trouverez plus de quatre-vingt textes, des centaines d’images originales, et sous elles, souvent : des légendes.

En cette saison de taille, puis celles d’exploration du pommage régional, de cueillettes, de presses, de collaborations et de cidres anarcho-terroiristes; c’est aujourd’hui que je me sens prêt à l’inaugurer, à publiquement la dévoiler, en révéler l’existence !

Je dispose maintenant de ma propre page web, qui prend la forme d’un « blogue », un espace de communication fièrement indépendant des grands empires de la Techno.

Un lieu de liberté d’expression
me permettant de demeurer totalement
propriétaire du contenu que j’y crée.

Ainsi, j’envisage une sortie progressive de cette
plateforme numérique (FB), ce dit « média social » appartenant à un oligarque beaucoup trop puissant, soutenant qui plus est maintenant le régime néo-fasciste de Trump et la déshumanisation par l’IA, pour m’en tenir à ces seuls deux exemples.

La page Facebook servira désormais à relayer les articles que je publierai, à partir de maintenant, d’abord et avant tout sur ma page web.

Grâce à différents modes de présentation des articles, en plus de l’ordre chronologique, il sera beaucoup plus aisé d’y retrouver mes textes passés, qui sont également classés par thématiques (greffe, cidre, voyages, pommes sauvages, variétés anciennes, etc.).

La page web comprend aussi des sections inédites sur la Page Facebook.

Vous y trouverez notamment :

• une grande médiagraphie de mes inspirations en matière d’agroécologie paysanne et de pomologie (« Documents de référence malique« )

• une section rassemblant les diverses mentions
médiatiques de mes projets (« On parle de nous« )

• une autre sur mes projets et collaborations passées et en cours

Je songe à d’autres sections, en construction, dont l’une pour présenter des cartes des vergers et pommeraies où je dispose de droits d’usage. D’autres encore afin de présenter les variétés anciennes de pommes qu’on retrouve dans Lanaudière, tout comme les variétés nouvelles, trouvées dans les pommiers sauvages disséminés un peu partout de part et d’autre du piémont de la région.

Allez y jeter un coup d’œil; mieux, ajoutez-la à vos signets, ou inscrivez-vous à la liste d’envoi courriel pour être tenus au jus des plus récentes publications ! 📧

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Cidre Projets et collaborations

Cuvées de cidres des friches du piémont 2025

Après les contrats de presse de jus de pommes sauvages
accomplis l’automne dernier, à Chertsey et Ste-Marcelline
puis celui également avec la microbrasserie Maltstrom de NDP, il est resté une vingtaine de caisses de ces fruits que j’ai récolté en divers lieux enfrichés du piémont lanaudois.

Après avoir passé l’hiver en chambre froide, par mes soins triées sans broyeur, avec ma seule presse, j’ai extrait le jus après avoir laissé les caisses de pommes geler dehors une semaine ou deux avant de les laisser dégeler, devant ainsi pressables, à l’intérieur deux semaines durant, au goutte à goutte, du jus dense et sucré pommes fripées, comme des gros raisins secs, version pomacée qui en ressortent comprimées, aplaties, vidées de leur jutosité.

Quelques 80 litres de jus de pommes sauvages locales assemblées en trois touris de 20L et cinq cruchons de 4L,
dont la fermentation est lancée. Ça « bubulle » dans les bidules (bondes ou barboteurs) qui permettent au gaz carbonique de s’échapper, tout en empêchant l’air d’entrer en contact avec le cidre – les levures naturelles font leur œuvre de transmutation, d’altération du breuvage vers l’ivresse du temps.

Dans ce jus pétillant où se forme, par sédimentation, une lie
moût de pommes qui au fil des semaines et mois se clarifie
y’a de la pomme de Ste-Béatrix, du 8e rang de Ste-Mélanie
du rang Ste-Cécile de Saint-Félix-de-Valois, des friches
de Saint-Ambroise-de-Kildare et Saint-Alphonse-Rodriguez choisies pour leurs parfums, leur douceur ou leurs tannins.

Ami-e-s!

Dans quelques mois on goûtera le cidre de
ces arbres du partage à la bonne franquette
fruits du domaine féral déployant la liberté
naturellement, sans artifice, dans les marges
de la civilisation industrielle et marchande.

D’ici-là, il y a des bouteilles des cuvées 2023 et 2024
en stock, dont quelques beaux succès à mon palais !
Lancez-moi vos invitations pour une dégustation!

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Cueillette Explorations Pomologie Projets et collaborations

‘La vie en rose’

C’est comme ça qu’elle est provisoirement nommée, cette pomme à chair rosée, dont l’arbre, très fort probablement un arbre issu de semis, auquel nous donnons au moins une soixantaine d’années de vie, se trouve en empruntant un vieux rang de Ste-Béatrix (si si, je laisse planer le mystère de son emplacement précis…). Un autre de ces vénérables pommiers devenu un bien commun de notre ruralité, issu de la place, sans véritable propriétaire. Les humains possédant les titres de propriété des terrains où prolifèrent ces pommiers sauvages ne portent souvent aucun intérêt aux fruits qui abondent, années après années.

Cet automne je me suis de nouveau présenté à la porte de la maison au bout d’un certain « draïvoué », où j’étais allé cogner quelques fois, sans succès ces dernières années… Une dame enfin m’a ouvert, nouvelle propriétaire depuis environ un an, et suite à ma brève présentation m’a accordé la permission de récolter des fruits de l’imposant pommier que j’avais spotté dans un coin de sa cour. Je n’en avais même pas encore regardé de près les fruits, encore moins pris une croquée dans l’une de ses pommes. Seulement, je voyais bien, de cette route de campagne où je passe souvent l’automne, que l’arbre était chargé de beaucoup de rougeâtres fruits, jusqu’alors « défendus ».

Surprise et joie au moment de la révélation : la chair des pommes est très rosée, juteuse, passablement sucrée, avec une acidité probante – mais qui ne fait pas grimacer, et une légère astringence. Des pommes saines, à peu près pas piquées, fermes, sans doute en mesure de se conserver longtemps. Sans hésitation, j’y vois une pomme à expérimenter avec l’intention d’en tirer un cidre rosé, probablement en l’assemblant avec une proportion de pommes douces-amères (plus sucrées, ayant peu ou pas d’acidité, et des tanins amers plus prononcés).

L’arbre a deux troncs principaux partant du sol, fait plus de 20 pieds d’hauteur, a des charpentières solides et saines et n’a visiblement pas été taillé depuis des années. Il portait des pommes en quantité jusqu’à sa cime. J’ai brassé les branches, grimpé dedans en hauteur comme un ours, mais des fruits échappaient à ma portée.

J’y suis retourné trois fois au fil des semaines d’octobre, cueillir les fruits en différentes séquences. La dernière fois, il y a quelques jours, j’avais le plaisir d’être accompagné par la coordonnatrice de l’organisme Les Fruits Défendus (Montréal), l’amie Simone Chen. Elle est arrivée équipée de deux longues perches télescopiques – dotées de crochets et d’un petit sac pouvant contenir quelques pommes -, formidables outils de récolte pour des pommiers géants comme celui auquel nous avions affaire. On a pu ainsi secouer les branches fruitières du haut, et récolter jusqu’au dernier fruit !

Réjouissances de partager la trouvaille, le travail, et l’enthousiasme pour la découverte d’une variété aux caractéristiques inusitées, cela à travers des échanges philosophiques sur la transformation d’arbres et de lieux privés en Communs, sur la valeur d’usage qui devrait primer sur la valeur marchande, nous amusant à trouver des noms savoureux pour des sauvageonnes cueillies ensemble ce jour-là. En se disant que ce qui compte d’abord et avant tout dans cette aventure pomologique, c’est la joie partagée, les rencontres significatives, les relations humaines, les richesses de l’histoire locale et les mystères poétiques derrière ces arbres et fruits uniques – certainement des œuvres collectives !

Nous retournerons y récolter des scions le printemps prochain, dont certains seront certainement partagés avec un ami commun, l’hybrideur de pommes Roland Joannin de La Pomme de demain. Tsé veux dire, des pommes à chair rose ou rouge (et pas seulement des veinures) véritablement nées au Québec, c’est rare en « sacréfice » !

Mais avant ça, en novembre viendront les jours de presse – et le début des fermentations de l’année !

Crédit photos : Simone Chen

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Dégustations Histoire Pomologie Projets et collaborations Publicité

Atelier-randonnée : à la découverte des pommes sauvages

C’est dans presque un an … mais l’événement est planifié! J’aurai le plaisir et la chance d’animer cette randonnée-dégustation de pommes sauvages au Parc Régional des Chutes Monte-à-Peine-et-des-Dalles, où se trouvent quelques beaux spécimens de pommiers sauvages (aux fruits intéressants), au sein d’un magnifique territoire protégé. À mettre à vos agendas ! Je relancerai l’invitation l’automne prochain, quelques semaines avant l’activité.

https://www.facebook.com/events/1372035487615700/

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Histoire Littérature Pomologie Rencontres

Conférence sur le patrimoine pomicole au Québec

Ce mercredi, 21 mai 2025 (demain soir !), j’ai la chance d’être invité par la Société d’horticulture et d’écologie de la Nouvelle-Acadie afin de donner une conférence sur des thèmes qui me sont chers !


Dans un premier temps, j’offrirai un survol de l’histoire de l’espèce « Malus domestica’ à travers le monde, de la pomiculture au Québec, présenterai quelques personnages marquants de la pomologie au pays, des variétés du patrimoine et parlerai de ma vision de la préservation des pommages locaux au Québec.

En deuxième partie de soirée, je présenterai quelques stratégies et traitements écologiques pour prendre soin des pommiers.

Ma présentation se tiendra au vieux collège de Saint-Jacques-de-Montcalm, au 50 rue St-Jacques, à compter de 19h15.
Tout le monde est bienvenu !

Au plaisir de vous y voir en grand nombre !

Coût membre : 0,00 $

Coût non membre : 7,00 $

https://www.facebook.com/fsheq/posts/1109714751189487

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SERVICE DE TAILLE DE POMMIERS (& AUTRES FRUITIERS) DANS LANAUDIÈRE EN 2025

Peut être une image de 1 personne et arbre

Sur l’autre versant de l’hiver, lumineux

bientôt viendra la fin des grands froids

(les -15 et -20°C on évite) pour entamer

la saison de taille des arbres, puis arbustes fruitiers :

pommiers, poiriers, vignes, groseilliers, amélanchiers, etc.

Parmi diverses bonnes raisons de tailler, mentionnons :

• améliorer la circulation d’air et la lumière dans les arbres

(réduisant ainsi les risques de maladies fongiques)

• augmenter la vigueur de certaines parties d’un vieil arbre

• améliorer la qualité des fruits par un meilleur équilibre

• faciliter la récolte des fruits par un accès plus facile

À leurs propriétaires, dans Lanaudière

à partir de mars et en avril – mais peut-être

aussi dès la fin février (selon la température)

j’offre mes services

de tailleur fruitier professionnel, bien équipé

De bons sécateurs, des scies d’élagage manuelles, une scie

mécanique au besoin, l’échelle arboricole de 10 pieds

et le savoir-faire nécessaire pour éviter les gâchis

(il me fait aussi plaisir de transmettre les rudiments,

les bases, aux propriétaires des arbres fruitiers)

Peut être une image de arbre

Formé en productions maraîchères et fruitières bio

à l’Institut National d’Agriculture Biologique (Victoriaville),

j’ai plusieurs années d’expérience en horticulture et arboriculture

fruitière sur différentes fermes et dans mes propres projets.


Mon tarif est de 40$/h + 0,50$/km parcouru.

Je suis à Sainte-Mélanie et les premiers 25 km

sont compris dans le taux horaire


N’hésitez pas à me contacter

(Courriel, Messenger ou téléphone)

pour toute question !

Emmanuel Beauregard

info@ministerepommeraies.com

Cellulaire : 579-337-7633

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Cidre Projets et collaborations

Cuvées de cidre 2023-2024

Le 19 octobre, soit il y a 2 mois et demi déjà, j’ai pressé une cinquantaine de litres de jus de pommes et de poires. Installé devant l’étable de la Ferme des Arpents roses à Ste-Mélanie, sur le plancher en béton de l’appentis construit par mon frère, dans mon setup modeste mais fonctionnel.

Les trois grandes touris de 2024, après leur premier soutirage, le 6 janvier 2025.
Trois teintes bien distinctes, du jaune paille à l’orangé.

🍎La pomme ‘Juge Bourduas’, une découverte de 2024, issues d’un vieil arbre faisant partie d’un petit verger à l’abandon, sur le chemin Laforest, à Saint-Alphonse-Rodriguez. Le voisin d’en face, chez qui je suis allé cogner, un jeune nonagénaire (90 ans à peine !) conduisant encore sa voiture, m’a informé que ces pommiers étaient ceux « du juge », me disait-il, un juge habitant « par-là, en haut », me pointait-il vaguement dehors… Ne répondant pas à ma demande de précision sur l’emplacement de la maison du juge, question que j’aille lui demander l’autorisation de cueillir, le vieil homme me dit plutôt que je pouvais très bien aller cueillir les fruits, car personne d’autre ne le faisait, jamais, à sa connaissance, depuis des années. Me contentant de l’autorisation du voisin d’en face, j’y ai grimpé, je l’ai secoué, à plusieurs reprises, et j’ai bénéficié d’une bonne quantité de ses petites pommes marbrées de rouge, sur fond vert.

Plus tard dans la semaine, j’ai appris que le juge en question, qui était un grand propriétaire terrien dans le secteur, est décédé il y a quelques années. Et non, ce n’est pas une bourde, le nom de famille dudit juge est bien « Bourduas » plutôt que Borduas. Selon la légende locale, feu le juge Jean-Pierre Bourduas (1939-2018) serait un descendant du même patriarche Borduas que le célèbre Paul-Émile, peintre et auteur en grande partie du Manifeste du Refus Global de 1948, et aurait fait changer son nom de famille auprès de l’État civil afin de prendre ses distances de l’agitateur Automatiste qu’avait été son illustre apparenté. Une rupture dans l’histoire de notre culture, de notre littérature, des ruptures aussi dans la famille Borduas.

De ces toutes petites pommes, en plus d’en fournir à Maltstrom dans le grand mixage des variétés pour en faire un cidre-bière, j’ai tiré un jus jaune et clair, bien sucré (1056 de densité relative, ou 16 brix dans la visière du réfractomètre), avec une petite amertume. Les quelques caisses de la ‘Juge Bourduas’ que je m’étais réservées contenaient de quoi remplir une petite touri, d’environ 18L. C’est pour moi une première cuvée de cidre monovariétale, sans pour autant avoir une candidate de variété de pomme idéale à mon goût (pas assez d’amertume), bien que bien sucrée et savoureuse, aromatique.

🍎 ‘Montées St-Jacques #5 et #6 (‘Béatrix’)

D’un verger de fond de rang perdu à la frontière de St-Alphonse-Rodriguez, chez Lise et Lia, autrefois chez Mme Perreault (plus de 95 ans, rencontrée chez elle en 2023), où subsistent 4 vieux pommiers. De ceux-là, une pomme en particulier a été remarquée et notée comme particulièrement intéressante, lors de la grande dégustation de pommes sauvages lanaudoises de 2023 présentant, aux yeux des cueilleurs qui partageaient des pommes qui leur sont chères, un potentiel de cidrerie. Avec des appréciations très positives de Claude Jolicoeur et Mark Gleonec qui étaient nos « invités de marque », nos convives.

Après avoir été dotée du nom de code « Montée St-Jacques #6 » depuis quelques années, je l’ai baptisée ‘Béatrix’, hommage au territoire municipal où l’arbre est enraciné. Je la vois un peu comme le pendant pomme d’Obélix, ayant grosso modo la forme de son corps, ses rondeurs, avec ses pantalons rayés, si ce n’est striés … Une douce amère très aromatique, à la forme unique de poire (sa base est bien plus étroite que son bassin), au fond de teint qui paraît jaune orangé, striée d’un rouge lavé. Sa cavité est très peu profonde, et son pédoncule, étroit. Sa chair est ferme et elle présente une assez bonne capacité de conservation. Quelque chose dans ses fragrances rappelle la poire et une astringence particulière se fait sentir en fin de bouche.

L’âbre-mère portait beaucoup de fruits cette année, suffisamment pour en fournir quelques caisses pour la qualité de leur jus à la brasserie Maltstrom, mais aussi pour m’en réserver et tenter de mon côté la fermentation alcoolique d’un cidre monovariétal. Toutefois, il s’en fallait de peu pour bien remplir la touri de 20 litres à partir du jus de ce seul arbre. Pour les 3-4 litres manquants, j’ai ajouté le jus de pommes du même verger, de l’arbre voisin en fait (la #5), une belle rouge très sucrée et parfumée, un brin acidulée. Au final, une belle densité de 1050 (potentiel d’alcool d’environ 6,5%).

🍎 Le même vieil arbre, pour l’heure surnommé ‘Montée St-Jacques #5’, m’a également donné une formidable manne de pommes, de quoi fournir la brasserie des camarades prairiquois et mes propres activités de micro-cidrerie expérimentale. J’en ai comblé deux petits cruchons de 4 litres, de ce jus trouble et purement monovariétal. De quoi éventuellement remplir de cidre une quinzaine de petites bouteilles de 500 ml, quand même !

🍐 Poire ‘Golden Spice’

Une caisse de petites poires ‘Golden Spice’, m’a été gracieusement offerte par l’ami horticulteur fruitier Jonathan Bordeleau, cueillies par lui-même de son arbre à St-Damien, son surplus d’abondance, pour que je réalise une première expérience de production de poiré, l’équivalent du cidre (lequel est toujours « de pommes » d’ailleurs), mais avec des poires … J’en ai tiré un bon six litres de jus bien sucré, avec une intéressante amertume (14 brix, belle densité de 1050). Avec l’équipement dont je disposais, je m’en suis tenu à un cruchon de 4 litres monovariétal, juste du poiré. C’est bien peu, mais tout de même, un premier test !

🍐🍎Deux autres litres de jus de ‘Golden Spice’, queue de la pressée, ont été assemblés avec les restants de jus de pommes des pressées de la journée. Les surplus de la ‘Juge Bourduas’ et de la ‘Montée St-Jacques #5’. Allez hop, j’ai viré ça dans un autre cruchon de 4L, bien rempli d’un jus qui sera dans quelques mois le produit d’une cofermentation, ni tout à fait cidre, ni tout à fait poiré. Un joyeux hybride funky issu aussi des levures sauvages qui s’y activent en ce moment, comme toutes les autres cuvées de l’année, à 12 degrés Celsius dans un bâtiment appartenant à des amies. Merci pour l’opportunité de local avec une température appropriée ! Hâte de vous faire goûter au jus qui va en résulter !

🍏 ‘Cléophas à splash russet doré’

L’arbre le plus productif que j’ai rencontré cette année, d’une petite talle de friches, à St-Cléophas-de-Brandon. Cet arbre est connu d’Alex Boisdequin-Lefort et moi depuis 10-15 ans maintenant, depuis nos premières explorations du pommage régional à des fins cidricoles.

De grosses pommes jaunes qui ont été conservées en chambre froide pendant un mois et demi (cueillies le 4 octobre), avant d’être pressées le 17 novembre, pour une ultime session d’extraction de jus de pommes sauvages de l’année. De ce bon jus, affichant 15 brix sur mon réfractomètre, et 1054 au densimètre, j’en ai bien rempli une touri de 21 litres. C’est l’ultime cuvée, monovariétale elle aussi, de l’année.

7 janvier 2025

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Cueillette Rencontres

Saison de cueillette de pommes 2024

J’exerce ma passion pomologique à temps partiel, à travers les moments libres, hors du travail salarié qui rémunère sur une base régulière, mais qui pas nécessairement ne libère.

En marge des routes, le long des rangs de Mattawinie, de Brandonie ou d’ailleurs, en explorant le pommage du piémont Lanaudois, prêt à cueillir en masse.

Les activités que je mène en lien avec les pommiers de la région me sont sources de rencontres (et de joies), bien plus encore que de revenus. Chaque année il y a des surprises, de nouvelles personnes qui se trouvent sur le chemin, qui m’en apprennent, m’accueillent, m’ouvrent leurs portes et leurs pommiers, petits vergers ou parcelles en friches où ont proliféré les sauvageons de l’espèce Malus. Des pommes aussi toujours que je rencontre pour la première fois, et pour lesquelles j’ai un coup de cœur.

Rencontre de nouveaux coins de pays également, de bouts de rangs, racoins de paroisses, qui m’étaient inconnus, ou pas si familiers. Découverte de ce qui se passe, se vit, ce qui pousse autour, quelle variétés d’hommes, de femmes et de pommes donne le territoire rural de ma région. C’est de la recherche sur l’histoire locale, la pomiculture domestique des ancêtres colons, sur la culture et la mémoire vivante, de l’anthropologie sociale et culturelle et de la géographie sociale, humaine, par le biais du pommier, de sa généalogie, de son bagage génétique inusité, inextinguible, si on le laisse s’exprimer.

Parmi différentes personnes rencontrées au fil de la saison, j’ai pu croquer le portrait de Mme Françoise Desrosiers au pied de l’arbre qu’elle a planté il y a 70 ans, et de Jocelyn Grégoire croquant la pomme issue d’un arbre qu’il a involontairement semé, dans un ancien pacage à vaches, il y a quelques cinquante ans.

C’est près d’une centaine d’arbres (et de variétés différentes, pour la plupart uniques) dont j’ai cueilli les fruits cette année. Au moins deux tonnes de fruits ont transité dans mes mains et les caisses, et près de 700 litres de jus extraits de mes récoltes.

Voici, un peu pêle-mêles, en vrac quoi, des dizaines de photos de ma saison de cueillette, à travers des dizaines de talles, d’arbres solitaires ou de groupements de pommiers, sauvages ou plantés de longue date, à travers le territoire et ses paysages, longeant ou prenant pied fermement dans le piémont lanaudois, partant de Sainte-Mélanie pour me rendre à St-Jacques-de-Montcalm ou Sainte-Émélie-de-l’Énergie, jusqu’à Joliette et Saint-Didace, en passant par Sainte-Béatrix, St-Jean-de-Matha, St-Alphonse-Rodriguez, Rawdon, Saint-Ambroise & Sainte-Marcelline de Kildare, Saint-Gabriel-de-Brandon, Saint-Cléophas, sans oublier Saint-Félix-de-Valois.

Dans la remorque, sous l’échelle, les récoltes quotidiennes s’empilaient. Bien identifiées.

28 novembre 2024

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Album photos Cueillette

Quelques pommes cueillies en 2024

Un aperçu des pommes cueillies par mes soins durant cette saison 2024, dont je n’ai à ce jour donné que peu de nouvelles.

D’autres albums suivront pour couvrir en images les tâches de mon automne pomologique. Des photos des pommiers, de mes jours de cueillette, de la chambre froide où les fruits furent entreposés, d’heures de presse et d’extraction de jus, tout comme de production de cidre et d’une visite d’experts à Montréal …

27 novembre 2024

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Dégustations Projets et collaborations

Marché public La Récolte de Rawdon – presse publique de pommes

Samedi prochain, le 14 septembre, en remplacement de l’ami Fred Brabant du Jardin des passionnées, je serai au Dernier Marché public La Récolte | Atelier pressage de pommes à Rawdon. J’aurai la chance et le plaisir d’y animer l’atelier de presse de pommes, en public, et d’offrir du jus frais à la clientèle et aux exposants du marché !

Les pommes pressées (sauvages, non traitées) seront issues de mes récoltes de la semaine, à travers les pommeraies de Lanaudière !

Venez y faire un tour, entre 10h et 14h; on pressera du bon jus 100% local, offert gratuitement !

12 septembre 2024