« Potagers d’Antan » – chroniques sur variétés de pommes anciennes
Au-delà des bouquins, la bibliothèque du Ministère des Friches et des Pommeraies compte des références sur d’autres médiums : pages web, film documentaire, etc.
Passionné par les variétés anciennes, le blogueur Michel Rivard anime depuis 2010 la page web « Potagers d’Antan« , où il a publié quelques articles à propos d’anciennes variétés de pommes qui ont été jadis cultivées et populaires au Québec.
Il s’agit d’excellents compléments d’informations aux fiches du livre « Les pommes de chez nous » (Voir « LA BIBLIOTHÈQUE DU MINISTÈRE – 8« ).
Michel Rivard y recense et présente des éléments de l’histoire des huit variétés suivantes :
C’est dans la riche section agricole de la bibliothèque du Cégep de Victoriaville, en scrutant la sous-section fruitière, que j’ai découvert ce précieux ouvrage.
Fruit (permettez moi le jeu de mots …) de plusieurs années d’investigations, c’est le résultat du travail formidable coordonné par Shahrokh Khanizadeh et Johanne Cousineau, alors chercheurs pour Agriculture Canada.
« Les pommes et l’art de la détection » de John Bunker
Au printemps 2020, alors que s’entamait le Grand Confinement, je venais de passer quelques mois d’intensives recherches et lectures autour de la pomme, dans la littérature (scientifique, botanique, historique, etc). Les variétés anciennes, leur redécouverte et leur conservation ont vivement suscité mon attention, partant du Québec avec des détours par la France, l’Angleterre, l’Irlande, les États-Unis et la Russie, entre autres. J’ai pris de nouveau conscience de mon ignorance des cultivars anciens de Malus qui se trouvaient dans mon environnement le plus immédiat, d’abord celui du vieux verger de la ferme où j’ai grandi – où j’étais enfin de retour après mes années d’études et de pérégrinations.
Au début mai, après avoir découvert les travaux de John Bunker, détective et historien de la pomme dans le Maine, je me suis fait un beau cadeau en me procurant son dernier bouquin : « Apples and the Art of Detection ». C’est clairement le plus cher payé des livres que j’ai acquis dans ma vie. Édité à compte d’auteur, richement illustré (de photographies, de fabuleusement réalistes représentations peintes de variétés de pommes, d’aquarelles de l’auteur), bourré d’histoires et d’informations rares sur des variétés autrefois populaires et tombées dans l’oubli – il vaut amplement les quelques 80$ déboursés, incluant les faramineux frais de transport, pour en obtenir une copie.
Parsemée de citations de Sherlock Holmes, il s’agit de l’oeuvre d’un enquêteur pomologique, auteur et pépiniériste de renom en Nouvelle-Angleterre. L’oeuvre d’une vie consacrée à la remise en valeur des variétés anciennes qui étaient cultivées localement.
Ainsi, je ne pouvais que rêver de faire de même par chez nous, partant du haut du rang Saint-Albert de Sainte-Mélanie et ses environs, où se trouvent encore des dizaines de pommiers fort probablement plus vieux qu’aucun.e habitant.e encore vivant.e !
Nouvelle mission personnelle depuis : connaître autant que faire se peut les noms et les histoires de ces variétés qui transcendent les générations, vu la longévité de leurs racines et de leurs troncs.
Magnifiquement illustrée, on y trouve des articles
abordant divers enjeux du milieu,
ses grandes questions de fond,
de l’histoire et de l’actualité,
mais aussi place à la poésie.
J’ai acquis et lu, depuis l’hiver 2020, tous les numéros encore disponibles (les #1 et 6 sont tous écoulés) dont je tire une plus profonde connaissance de l’univers du cidre en Amérique, et beaucoup d’inspiration.