Photos éparses des tournées du « pré-printemps » (l’une des 6 saisons judicieusement identifiées de longue date par les Atikamekws)
Récolte de scions, taille de sauvageons, incessant repérage
On trouve parfois des pommes desséchées (dont je récolte les pépins) posées sur des branches par ce que je présume être des écureuils. Corrigez-moi si je me trompe.
Dans un secteur, chez moi, l’animal qui pense se faire des réserves probablement, mais sans y revenir, en plus d’en coincer à la jonction de 3 branches, en une sorte d’encoignure, a empalé des pommes sur des éperons de pommiers. J’en ai vu une, petite pomme sauvage, ainsi posée-transpercée sur l’épine d’une aubépine, sacrifiée.
À la fin mars, en compagnie d’Yvan Perreault, j’ai regagné les friches voisines de son verger d’arbres à noix, sur le rang Kildare de Saint-Ambroise. Nous avons retrouvé l’arbrisseau dont les pommettes à chair rouge avaient fait grande impression suite à leur découverte par Yvan et moi en août dernier. J’ai prélevé de futurs greffons sur l’arbre, tout comme sur deux autres pommiers issus de pépins, dont les fruits furent jugés dignes d’intérêt lors de l’activité de dégustation de pommes sauvages organisée en septembre par l’enthousiaste collaborateur du Ministère qu’est Yvan.
Je me suis ensuite rendu à l’Écoferme S.E.N.C., dans le même secteur, où se trouvent 12 pommiers centenaires. J’y ai prélevé du matériel de reproduction (non sexuée) sur chacun des arbres. (Une autre publication viendra au sujet de cet ancien verger domestique comptant de magnifiques survivants productifs)
Le dimanche suivant, j’ai entrepris de faire de même avec les pommiers du terrain de la Fabrique, en la même municipalité de Saint-Ambroise-de-Kildare (SAK). Il y avait amplement de drageons sur les 2-3 survivants d’un siècle révolu, restants d’un verger de couvent, plantés et cultivés autrefois par les soins des Soeurs de Sainte-Anne ?
Une communauté religieuse qui, dit-on, fut fort appréciée dans la paroisse, depuis son installation en 1855 jusqu’à leur départ en 1969.
Activiste locale pour la préservation du patrimoine à l’échelle municipale, Mme Johanne Saulnier m’a prêté main forte en immortalisant ce moment.
Les greffons ont été enrobés d’essui-tout humecté puis ensachés dans des sacs en plastique refermables, en ayant bien identifié les variétés, leur lieu de récolte et la date. Ils furent conservés ainsi quelques semaines au frigo, jusqu’au moment de leur greffe.