Catégories
Littérature Pomologie

LA BIBLIOTHÈQUE DU MINISTÈRE #10

Yves Auger, chasseur de pommiers ancestraux

Cette chronique de la page Potagers d’Antan dresse un bon portrait d’Yves Auger, incluant quelques références intéressantes :

https://potagersdantan.com/…/yves-auger-chasseur-de…

J’ai eu le plaisir de faire un peu sa connaissance alors que j’étais étudiant au Cégep de Victoriaville. Bien qu’à mon passage il avait cessé l’enseignement (il a donné pendant des années le cours de productions fruitières – son domaine d’expertises), ses engagements avec le CETAB+ ont permis notre rencontre. Alors employé occasionnellement par ce centre de recherche en agriculture biologique, j’ai eu notamment la chance de planter quelques dizaines de pommiers et poiriers dans le verger expérimental, au pied du Mont Arthabaska. Présent, Yves nous a prodigué ses conseils pour l’implantation. J’ai également eu la chance d’assister à l’une de ses conférences à propos des variétés anciennes de pommes, qu’il a passé des décennies à répertorier, sélectionner et reproduire dans sa région.

En collaboration avec la chercheure Mirella Aoun, liée également au CETAB+, fut publiée en 2014 une fiche informative à propos de la résilience des variétés anciennes de pommes face au changement climatique.

En 2019, il contribuait à une recherche menée dans la MRC Côte de Gaspé qui visait à identifier des variétés de pommes à potentiel commercial parmi les sauvageons du secteur.

Cette démarche est une inspiration majeure pour les activités à venir du Ministère !

31 août 2021

Catégories
Bretagne Cidre Cueillette Histoire Projets et collaborations Rencontres

LA GENÈSE DU MINISTÈRE #2

2e partie

Cueilleur de pommes de métier (saisonnier), je le suis devenu dans la dernière décennie, en particulier les 5 derniers automne. Dans des vergers commerciaux de la Montérégie, du Centre-du-Québec et de la région de la capitale nationale. Pour assurer ma subsistance pendant mes années d’études en agriculture bio, sur des productions pomicoles paradoxalement la plupart du temps conventionnelles (qui domine le terrain, le marché ?), utilisant tout l’arsenal de lutte chimique afin de répondre aux standards esthétiques attendus de leurs fruits sur le marché de la pomme à dessert, même à jus. J’ai passé quelques saisons à cueillir les fruits des Vergers et Cidrerie Saint-Nicolas, puis travaillé aussi quelques mois sur la chaîne d’embouteillage de cette entreprise beaucoup plus industrielle qu’artisanale.

En 2017, j’ai eu l’occasion de planter quelques dizaines de poiriers et pommiers sur une nouvelle parcelle du verger de recherche bio du CETAB+ à Victoriaville. Parmi d’autres travaux pratiques pour lesquels j’ai eu la chance d’être employé. Quelques heures également de recherche, lecture et traduction d’extraits d’articles scientifiques traitant de couvre-sols en arboriculture fruitière.

***

À l’automne 2017, j’ai vécu deux mois en stage sur une ferme
paysanne bio diversifiée (élevage bovin laitier, maraîchage et
petit pré-verger) en Bretagne, accueilli par la famille Guillou de
Saint-Evarzec, dans une région ou la culture de la pomme fait partie intégrante du terroir et des traditions locales.

À Enez Raden (« L’île aux fougères », en Breton), la ferme où j’étais, et ses environs, j’ai eu l’occasion de récolter des pommes de variétés à cidre et de les presser avec un équipement antique, pour en extraire le jus, lors d’une très longue soirée avec les deux frères Guillou, Fanch et Julien.

Au cours des derniers jours, avant de quitter pour la suite de mon voyage en France, j’ai aussi eu le plaisir de me joindre à toute la famille Guillou pour la plantation d’une nouvelle parcelle de pré-verger (forme d’agroforesterie associant pâturage de ruminants – vaches ou moutons – et verger), officiant notamment à titre de photographe.

***

Mes emplois d’été 2017 et 2018 furent accomplis sur des fermes
fruitières biologiques du Québec, sélectionnées pour m’inspirer
dans mes projets, alors en conception, de productions fruitières
diversifiées. J’ai rédigé un plan d’affaires en polycultures fruitières (fruits bio, petits et gros, incluant des melons) en guise de conclusion de mes études, remis au printemps 2019. Dans l’idée de miser sur des cultures qui produisent des fruits (donc des revenus) à plus court terme, les seuls arbres, parmi les presque dix espèces du projet, sont des amélanchiers, lesquels sont déjà présents sur la ferme. Les pommes, cultivées ou sauvages, étaient restées en suspens …

16 août 2021