« Du pommier au cidre » de Claude Jolicoeur

Victoriaville, automne 2015. Alors étudiant en agriculture maraîchère biologique, jasant avec des camarades de classe de mes activités passées en matière de cidre concocté à base de pommes sauvages, l’un d’eux, Charles-Emmanuel, m’avait dit connaître Claude Jolicoeur, un ami de sa famille. Je le savais être l’auteur d’un bouquin pratique et technique sur l’art de faire du cidre. Un québécois publié dans le Vermont, en anglais : The New Cider Maker’s Handbook.
En 2016, du même auteur j’ai découvert, surpris, à la bibliothèque municipale de Victoriaville, le nouveau bouquin en français intitulé « Du pommier au cidre – manuel pour l’amateur et l’artisan«
Je me suis demandé s’il s’agissait d’une simple traduction de son ouvrage publié chez Chelsea Green en 2013, dont Charles-Emmanuel possédait un exemplaire, cadeau de l’auteur. Pas du tout. C’est un ouvrage de référence encore plus complet et dans notre langue maternelle qui plus est !
En 2017, j’étais ravi de découvrir que la bibliothèque du Cégep de Victoriaville comptait sur ses rayons un exemplaire de « La transformation du cidre au Québec : perspectives écosystémiques« , alors tout juste publié aux Presses de l’Université du Québec. Claude Jolicoeur signe le 5e chapitre de ce recueil passionnant et inspirant pour l’avenir du cidre au pays.


Il se fait, dans « Du pommier au cidre », le promoteur et défenseur de l’exploration des pommes sauvages, partisan de leur exploration, dans toutes les régions, par les artisans cidriculteurs :
« « Enfin, dans nos contrées, il ne faut pas sous-estimer la valeur potentielle des sauvageons de semis naturels qui poussent un peu partout. Bien qu’une fraction seulement de ces sauvageons aient de réels mérites pour le cidre, ils sont si abondants que parmi leur nombre résident sans doute des pommes à cidre exceptionnelles qui ne demandent qu’à être découvertes par des cidriers aventureux. J’encourage donc les amateurs à arpenter les zones où de tels sauvageons croissent et à tester leurs fruits. Parfois on en trouve dont la saveur est douce et parfumée. On peut alors les greffer dans le verger, les évaluer, et éventuellement même les nommer et les propager. »
Il en est lui-même venu à reproduire (greffe) des variétés locales de sa sélection et à les offrir à des pépiniéristes et d’autres cidriculteurs.
23 août 2021