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PARTAGE AMICAL SUR LA TAILLE DES POMMIERS SAUVAGES

Le dimanche 2 avril dernier, sous le thème de la taille de pommiers sauvages, un groupe d’une dizaine de mordus de la pomme et de personnes avides d’apprendre s’est réuni à l’invitation d’Éric Hébert, chez lui, au bout d’un vieux rang de colonisation de St-Jean-de-Matha.

Cette activité amicale d’échange entre passionnés découlait d’une présentation sur les pommes sauvages, coanimée par le paysagiste spécialisé en aménagements comestibles Etienne Nault-Beaucaire, le pépiniériste et arboriculteur fruitier Jonathan Bordeleau (Pépinière Bordeleau) ainsi qu’Éric Hébert, laquelle s’est tenue durant la Fête des semences de Lanaudière, à la fin février.

Il faut souligner qu’Éric est un descendant direct de Louis Hébert, le célèbre premier colon du pays, présumé avoir apporté de Normandie les premiers pommiers en Nouvelle-France, autour de 1617…

Pionnier d’un autre type, depuis 30 ans, sur sa propriété mathaloise, Éric Hébert a dégagé des centaines de pommiers sauvages de la forêt (une friche de quelques décennies, qui était jusqu’au début des années 70 un pâturage). D’août à octobre, il en cueille les pommes au sol, et a développé l’art d’en tirer de très bons cidres, en produisant autour de 1000 bouteilles par année, pour la consommation familiale et amicale.

L’artisan brasseur Steven Bussières, copropriétaire de l’Albion, qui développe aussi des projets de cidrerie avec des pommes sauvages, y était aussi, enthousiaste, là pour apprendre et prenant conscience de l’ampleur de la tâche, ne serait-ce que pour la taille des arbres (formation et entretien).

En restant là un peu plus longtemps que la moyenne des ours, je suis reparti avec quelques greffons, de certains des pommiers qui nous ont été brièvement présentés par l’artisan cidrier. Elles n’ont pas encore été baptisées, et je n’ai pas eu l’occasion de les goûter l’automne dernier, mais pourquoi pas essayer quelques surprises … Je pense que l’une de ses championnes, de ses favorites, devrait s’appeler la ‘Hébert’, en son honneur et en hommage à son illustre ancêtre (dont la légende en fait le premier pomiculteur du Canada, voire importateur de l’espèce Malus domestica en Amérique du Nord) !

Avec l’ami Mayo Hébert, fils d’Éric, on s’est éclipsés avant le coucher du soleil pour aller récolter, à quelques km de là, une poignée de scions d’un sauvageon de bord de rang qu’il a repéré, tout près de chez lui, et dont la variété a été baptisée, simplement, sous l’inspiration du moment, en considérant son emplacement ainsi que les caractéristiques que l’ami me décrivait : « Belle Montagne Russet ». Elle sera assurément reproduite (greffée), et j’ai bien hâte de la voir de mes propres yeux pis de la goûter de mes propres papilles !

10 avril 2023

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