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Projets et collaborations

CHRONIQUE D’UN SOUS-FINANCEMENT CHRONIQUE

Née des marges, du non-aménagé

De l’abandon, en tristes ou joyeuses négligences

d’arbres joliement tordus, fruits des friches

ou d’efforts et de soins anciens.

Pour l’amour des pommes cultivées par nos ancêtres

et de toutes les nouvelles variétés issues de pépins

Celles qui ne se retrouvent plus sur le marché, ou pas encore

Est germée l’idée « folle » d’un Ministère qui s’y consacrerait.

Autrement dit une « Association pomologique de Lanaudière »

ou une « Société des pommiers oubliés », soit une communauté d’intérêt

sous une forme ou une autre qui aurait une équipe solide et des ressources dédiées.

Il est pour le moment, et sûrement pour longtemps encore

le moins financé des sous-financés Ministères …

Il va sans dire qu’il est même moins doté que celui de l’Environnement

(qui n’obtient encore, en 2021, qu’à peine 1,5 % du budget de l’État Québécois, la plus infime des pointes de tarte de la répartition des fonds entre ministères),

celui qui se voue à l’exploration, à la préservation et à la mise en valeur des variétés uniques, en voie de disparition ou d’apparition, de pommes de chez nous, souvent menacées …

Qu’il en faut de la passion pour consacrer des heures au repérage, à l’observation et aux soins de ces pommiers sauvageons et de ceux dont les floraisons dépassent en nombre l’âge des plus vieux humains vivants dans la région ! Car cet utopique Ministère des Friches et des Pommeraies dispose du porte-feuilles d’un travailleur agricole mis à pieds prématurément, despuis des semaines impatiemment en attente de ses prestations d’assurance emploi …

Le parc automobile se résumant à un pickup Ford Ranger – engin polyvalent et d’une formidable utilité lorsqu’il est fonctionnel – mais celui-ci étant depuis deux semaines encore au garage, en attente des fonds pour le remettre en route (payer les réparations), les activités de cueillette, de référencement et de rencontres de propriétaires de terrains qui hébergent des Malus sont ralenties, pour ne pas dire en pause forcée.

Ce type de situation ravive la volonté d’aller trouver des fonds, des programmes de subvention, du soutien financier, afin de poursuivre, en toute indépendance, la soif de connaissances pomologiques et de breuvages aux effervescences nourries de substances maliques. Qu’on puisse redonner vie à des saveurs d’autrefois et rendre hommage au riche pommage régional qui saura nous révéler des variétés d’avenir !

La structure coopérative fait aussi clairement partie des options envisagées pour assurer une suite pérenne aux démarches entreprises à titre personnel, et maintenant au nom de ce fictif Ministère.

C’est seulement l’An Un; tout ne se fera pas d’un coup …

Mais la magie opère car s’allient la science et l’art
au service d’un terroir à redécouvrir et réinventer !

https://naturequebec.org/communique-lenvironnement-grand…/

https://www.vice.com/…/le-ministere-de-lenvironnement…

3 octobre 2021

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