Elles sont derrière nous déjà, les heureuses séquences de presse du jus de pommes, vécues à deux échelles, en contextes différents.
Pour commencer la saison, à la mi-septembre, j’ai eu la chance d’être engagé par la ville de Rawdon pour y réaliser une démonstration de presse de pommes en public. Installé au bout de l’allée centrale du Marché public, avec broyeur, pressoir, plusieurs caisses remplies de pommes du terroir régional, j’ai animé la clientèle en leur racontant ma quête de pommes locales et gratuites de qualité (sucrées, aromatiques), tout en pressant du jus frais sous leurs yeux. J’ai servi à toutes personnes présentes et volontaires, convaincu et convainquant, des verres de ce jus, pur produit de mon travail et de la nature à l’oeuvre derrière les pommiers, soient-ils sauvages ou cultivés. Quel bonheur qu’il soit unanimement salué, savouré, apprécié, source de compliments ! Quelques dizaines de litres sont sortis de ma presse ce jour-là.
Une fois réduites en purée, les pommes broyées sont déposées dans le cylindre en bois, à l’intérieur duquel un sac aux très fines mailles est installé.
À l’échelle domestique, dans la petite presse manuelle qui est mienne, installé sous l’appentis de mon frère, devant l’étable, à Ste-Mélanie. En 2024, ce furent deux longs et agréables après-midi, pour en sortir quelques 80 litres pour moi cette année, en 6 cuvées distinctes, dont quelques-unes mono variétales, destinées à devenir cidre ou même poiré dans un cas.
Petites douces amères qui se démarquent du lot, apportant peu d’acidité mais beaucoup de tanins.
Mais le broyeur que j’utilise (il m’est prêté) est celui acquis par les comparses de la brasserie Maltstrom, avec qui je collabore pour une quatrième année en tant que fournisseur de pommes glanées dans Lanaudière, surtout sauvages, mais aussi de vieux pommiers non traités, laissés à eux-mêmes. Un broyeur qui se branche sur le 220V, et qui peut théoriquement broyer une tonne de pommes à l’heure.
Une belle surface de plancher et de murs conçus pour être lavés, rincés, à grande eau et drainé
C’est à une échelle artisanale aussi, mais disons là semi-industrielle, à visée commerciale, qu’est utilisé le moût de pommes sauvages comme ingrédient pour créer des bières non-traditionnelles, chez Maltstrom, à Notre-Dame-des-Prairies, en banlieue de Joliette. Les opérations sont menées avec une presse hydraulique de plus grande contenance et autrement efficace, et un plus grand volume de pommes à presser. Pour presque remplir les 3 barriques de chêne prévues cette année, ce sont pas loin de 600 litres de jus frais et plein de potentiel à levures sauvages que nous y avons extrait, au bout de deux bonnes journées de travail en octobre et novembre.
L’occasion de prendre d’autres notes, sur chaque variété de pommes cueillies. Systématiquement leur taux de sucre, mais aussi leur texture, jutosité, la perception d’acidité et d’amertume, les arômes, la capacité de conservation des fruits, etc. Des notes compilées dans de grands tableurs numériques, outils et repères dans ce processus de recherche et développement d’un terroir cidricole et brassicole régional. Y sont identifiées mes candidates à de prochaines étapes, dont le prélèvement de greffons au printemps, pour fin de reproduction et d’expérimentation en verger.
De la presse à la chaudière, le filet 3 barriques à remplir cette année, en deux journées de presse : d’abord en octobre puis en novembre
Dans une prochaine publication, je vous partage quelques mots et images de mes cuvées de cidre en cours de fermentation.
La ‘Crème soda’ ?La presse hydraulique généreusement prêtée par Jean-François ChausséDe la presse à la chaudière, le filetÇa suinte au sommet, à la finAmbré et sirupeux, ce jus de pommes tardives !Le maître brasseur, Michael Fiset, achève la mise en place de la pièce pour la longue journée de presse qui s’en vient.3 barriques à remplir cette année, en deux journées de presse : d’abord en octobre puis en novembreDe la chaudière à la barrique, la chuteLe coin de brasserie employéChez Maltstrom, le 5 octobre 2024.Le marc de pommes, résidu, matière solide à disposerEmpilade de caisses dans la chambre froide de la brasserie.Pas les plus jolies, bien piquées par la mouche de la pomme, mais oh combien sucrées et aromatiques !Petites douces amères qui se démarquent du lot, apportant peu d’acidité mais beaucoup de tanins.‘L’Alcide pas acide’, d’un vieux pommier de la famille Parent, à St-AmbroiseSi blanche, la chair, et ferme !La juge Bourduas en quantités, d’un seul arbre prolifique.Une très belle pomme croquante, juteuse, aux arômes qui rappellent le « Cream soda ».Installation au Marché public de Rawdon, pour un atelier de presse de pommes, le 14 septembre 2024.Les mains dans le sac, à l’intérieur de la presse, et déjà coule le jus dans le chaudron.Votre humble serviteur en train de crinquer sa presse en public, offrant une démonstration d’extraction de jus de pommes devant la clientèle du marché public.Je remplis les verres et les sert aux badauds, clientes, enfants, passants, exposants, hommes et femmes qui se trouvent dans les parages. C’est mon mandat, payé par la municipalité de Rawdon pour produire et servir du jus de pommes frais aux personnes présentes.
Quel bonheur de voir la satisfaction de tout le monde, de recevoir les commentaires élogieux pour ce jus de pommes sauvages cueillies par mes soins !
Le meilleur jus que certain.es avaient jamais goûté de leur vie, ai-je entendu !Kiosques d’artisans agroalimentaires de la régionAllée centrale du Marché Public La Récolte de Rawdon, le 14 septembre 2024Nettoyage des équipements de broyage et de presse de pommes salis durant la journée, grâce à l’employée et au camion d’arrosage municipal de Rawdon.On appuie doucement, mais fermement, sur le couvercle, afin de le placer de niveau.On referme le sac de toile, et on pose les deux sections du couvercle. Deux demi-sphères en bois, avec leur poignées. Une fois réunies, un espace circulaire central demeure, afin de dégager l’espace pour la vis sans fin centrale de la presse.C’est parti mon cliquetis !Répondant aux questions des petits gars.
Toute la marmaille de neveu et nièce ainsi que d’amis de la famille, attentivement m’observe, tandis que j’achève la mise en place du dispositif.17 novembre 2024. Presse personnelle, devant l’étable, avec un public d’enfants curieux, et plus tard ravis du bon jus qui leur fut servi.Les blocs de bois sont installés au-dessus du couvercle, tout comme le mécanisme à cliquet.Le pain de marc de pommes, restant à sortir de son pieu et de son sac, à déverser dans un baril bleuMon installation sous l’appentis de l’étable, à Sainte-Mélanie, le 19 octobre 2024.La table aux outils, cahier de notes, et petits contenants de jusMarc ou pommace, ce sont les déchets de l’activité du pressoir.
Un grand Merci à mon amie d’enfance Natacha Parent et son conjoint Gino Laporte pour l’accès au bel espace de chambre froide de la Cabane à sucre Fernando Laporte, à Saint-Ambroise-de-Kildare, pendant les deux mois de ma saison de cueillette ! En contrepartie de quoi, comme convenu, les plusieurs pommiers que compte leur terrain seront taillés par mes soins à la fin de l’hiver/début du printemps prochain.
Après une longue journée de cueillette, jusqu’au couchant, devant la cabane à sucre, la remorque vidée de ses caisses de récolte.
Dans l’espace qui m’était accordé (la moitié de la chambre froide environ), je pouvais y faire tenir jusqu’à 60 caisses à la fois. J’ai pu également entreposer une vingtaine de caisses dans la chambre froide de la brasserie Maltstrom pendant quelques jours, en vue d’une première grosse journée de presse sur place, début octobre (80 caisses). L’espace libéré des caisses après cette première grande presse, j’ai pu le remplir de nouveau, une seconde fois.
L’entrée de la caverne aux pommes en devenir.
Comparativement à l’an dernier (alors que les talles étaient plus garnies et que j’avais tout mon temps pour m’y consacrer) où j’en avais rempli 180, c’est un total d’environ 135 caisses que j’ai comblé de pommes cette année. Les trois-quart de mon record de 2023, c’est quand même pas pire ! Pommes qui furent pratiquement toutes destinées au pressoir et à la fermentation alcoolique. Mes quelques journées de presse de 2024 seront d’ailleurs le sujet de la prochaine publication, sous forme d’album photo commenté.
Pouvaient y tenir jusqu’à 60 caisses de récolte à la fois (environ 300 litres de jus).Accumulation progressive « Diane Dumoulin » : nom de code d’un arbre planté il y a 75 ans, sur un terrain au coin des rues Diane et Du Moulin, à Saint-Alphonse-Rodriguez.Occupation pomologique de la moitié droite du grand frigo, qui m’était réservée.
Des petites pommes (avec des gènes de pommette, sans doute), brassées d’un arbre de bord de route, de l’autre côté de la clôture du Camping Campus, à Sainte-Mélanie.
Pomme aux arômes distincts de bananes, ayant également une assez franche amertume. Clin d’oeil à Claude Jolicoeur : je l’appelle pour l’instant ‘Banane amère de Lanaudière’Coloris et formes, mais aussi étiquettes en ruban vert, pour les distinguer, en plus du tableur numérique où tout est consigné.Une première dizaine de caisses remplies, avant la mi-septembreIl y aura une petite histoire de la pomme ‘Juge Bourduas’ à écrire. Et un cidre à expérimenter. Comptez sur moi !Du rang St-Guillaume de St-Jean-de-Matha, riche en pommiers sauvages.Du rang St-Guillaume de St-Jean-de-Matha, riche en pommiers sauvages – bis.
J’exerce ma passion pomologique à temps partiel, à travers les moments libres, hors du travail salarié qui rémunère sur une base régulière, mais qui pas nécessairement ne libère.
En marge des routes, le long des rangs de Mattawinie, de Brandonie ou d’ailleurs, en explorant le pommage du piémont Lanaudois, prêt à cueillir en masse.
Les activités que je mène en lien avec les pommiers de la région me sont sources de rencontres (et de joies), bien plus encore que de revenus. Chaque année il y a des surprises, de nouvelles personnes qui se trouvent sur le chemin, qui m’en apprennent, m’accueillent, m’ouvrent leurs portes et leurs pommiers, petits vergers ou parcelles en friches où ont proliféré les sauvageons de l’espèce Malus. Des pommes aussi toujours que je rencontre pour la première fois, et pour lesquelles j’ai un coup de cœur.
Le cueilleur en pleine action, œuvrant avec des fruits choisis, de première qualité, aidé par son amoureuse à plusieurs reprises, cette année.Chemin du Portage, St-Didace, les fruits d’une récolte de pommes sauvages hors du commun.
Rencontre de nouveaux coins de pays également, de bouts de rangs, racoins de paroisses, qui m’étaient inconnus, ou pas si familiers. Découverte de ce qui se passe, se vit, ce qui pousse autour, quelle variétés d’hommes, de femmes et de pommes donne le territoire rural de ma région. C’est de la recherche sur l’histoire locale, la pomiculture domestique des ancêtres colons, sur la culture et la mémoire vivante, de l’anthropologie sociale et culturelle et de la géographie sociale, humaine, par le biais du pommier, de sa généalogie, de son bagage génétique inusité, inextinguible, si on le laisse s’exprimer.
Parmi différentes personnes rencontrées au fil de la saison, j’ai pu croquer le portrait de Mme Françoise Desrosiers au pied de l’arbre qu’elle a planté il y a 70 ans, et de Jocelyn Grégoire croquant la pomme issue d’un arbre qu’il a involontairement semé, dans un ancien pacage à vaches, il y a quelques cinquante ans.
La si gentille et formidable Mme Françoise Desrosiers, 93 ans, aux côtés du pommier (de variété encore indéterminée) qu’elle a planté il y a 70 ans, l’année de son mariage, en 1954. Sur le 2e rang Ramezay de St-Félix-de-Valois.
Il devrait y avoir éventuellement une historiette de ma plume, plus détaillée, à propos de mes rencontres avec cette dame.Jocelyn Grégoire, fils d’habitants du coin (9e rang de Ste-Marcelline), semeur de pommiers sauvages du temps qu’il était mayais et vacher, gardant le troupeau familial, dans les années ’70.
Petit homme et voisin de ces quelques talles où je reviens depuis des années avec l’autorisation du propriétaire, il tient à la main une pomme géante issue d’un arbre qu’il a semé, sans le vouloir, dans sa jeunesse sur la ferme laitière de ses parents. Arbre baptisé ‘Wilbrod’, dont j’avais cueilli les fruits quelques minutes plus tôt, avant qu’il ne surgisse à mes côtés et m’accompagne pendant un moment, tout en conversations et en connaissance de l’histoire des lieux. Il m’a même aidé à cueillir quelques pommes de la lisière du fossé voisin.
Une sacrée belle rencontre.
Merci Jocelyn !
C’est près d’une centaine d’arbres (et de variétés différentes, pour la plupart uniques) dont j’ai cueilli les fruits cette année. Au moins deux tonnes de fruits ont transité dans mes mains et les caisses, et près de 700 litres de jus extraits de mes récoltes.
Voici, un peu pêle-mêles, en vrac quoi, des dizaines de photos de ma saison de cueillette, à travers des dizaines de talles, d’arbres solitaires ou de groupements de pommiers, sauvages ou plantés de longue date, à travers le territoire et ses paysages, longeant ou prenant pied fermement dans le piémont lanaudois, partant de Sainte-Mélanie pour me rendre à St-Jacques-de-Montcalm ou Sainte-Émélie-de-l’Énergie, jusqu’à Joliette et Saint-Didace, en passant par Sainte-Béatrix, St-Jean-de-Matha, St-Alphonse-Rodriguez, Rawdon, Saint-Ambroise & Sainte-Marcelline de Kildare, Saint-Gabriel-de-Brandon, Saint-Cléophas, sans oublier Saint-Félix-de-Valois.
Dans la remorque, sous l’échelle, les récoltes quotidiennes s’empilaient. Bien identifiées.Sol de sous-bois, de sous talle de sauvages pommiers.Petits grelots jaunes à travers les verges d’or séchées.Pommes tachées de la « suie », fruits murs à pointDevant la maison, dans un village près de chez nous, le propriétaire parti à la chasse, et le chasseur de pommes entre-temps est passé par-là … À la chasse comme à la chasse …
Des pommes à croquer, sucrées, juteuses, un brin acidulées, assez saines, et non traitées.De belles grappes orangées, des branches à brasser.Pommier ancien au tronc immense et tortueux, dont j’ai nommé les fruits ‘Béatrix’.Un sauvageon de bord de route, le long d’un vieux rang agricole à St-Jean-de-Matha. Rouge et bleu, cimes et ciel, fruits sauvages et gratuits.‘Sacré-Coeur de St-Guillaume’, son nom, contre son électrique poteau.Le grand et vénérable ‘Béatrix’, chargé de fruits cette année, entouré de quelques autres vieux pommiers bien garnis.L’affaire est dans le sac ! Chemin du Portage, St-Didace, les fruits d’une récolte de pommes sauvages hors du commun.
Marcher longtemps jusqu’à la voiture, à travers les herbes hautes et le ruisseau à traverser, de larges enjambées.Chemin du Portage, St-Didace, une talle éparse de pommiers sauvages hors du commun dans une vieille prairie en friches.« Gnarly pippins » comme disent les camarades aux USARamper entre les branches basses et glaner les fruits dont le sol est jonché.Branches qui ploient bien sucrées les petites jaunes, ni trop acides.Pépites d’amertume au bout des branches d’un pommier pleureur, au pays d’Ailleboust.J’y grimpai cette année encore, pour secouer quelques branches en hauteur.Luxuriant verger de ce fonds d’ancien rang de colonisation reliant autrefois deux paroisses, maintenant rompu.
Deux dames vieillissantes m’en accordent les droits de cueillette, et le devoir de l’entretien.Un mix de techniques de récolte : une pomme à la fois, à la main, grimpé dans l’échelle, mais aussi du brassage et de la récolte au sol, sur des bâches autant que possible).Au pied de sa majesté fruitière, dont les fruits feront cidre. C’est du tronc de pommier vigoureux et âgé ça !
Son voisin de pommier tout aussi garni de fruits, ayant autant d’airs de centenaire, encore solide et fier.La ‘Grosse Bienvenue’, probablement une ‘Duchesse’, ou d’une variété apparentée.En lisière de prairie, à Val-Notre-Dame, l’Abbaye.Dans la lumièreComme l’arbre, les caisses de récolte sur le bord de la route, une image vibrante de ma saison. Ciel qu’elles sont bonnes, ces pommes ! Chemin du Portage, St-Didace, une talle éparse de pommiers sauvages hors du commun dans une vieille prairie en friches.En cueillir au sol aussi, beaucoup, en les choisissant, une à une, d’un coup d’oeil et d’un roulement dans la main, tâtonnant les fruits méthodiquement.À l’orée du bois, des fruits d’exceptionCueillette hors piste, sans raquettes, de sauvages pommes russetsBeaux jours d’automne Dans les friches, marcher longtemps sous le poids des pommes.La petite Russet de l’Abbaye. Dans l’entre deux-mondes, des herbacées vers la strate arbustive. ‘Sacré-Coeur de St-Guillaume’, de plus loin, faisant face ou dos, aux rues, à leur coin.Splendeur des fruits qui m’attendent.Un autre arbre de 70 ans, aux fruits malheureusement très attaqués par les coccinelles asiatiques. À St-Alphonse-Rodriguez.Sous le pommier de Bernardo, un vieil italien de 94 ans, établi à St-Jean-de-Matha depuis des décennies, désormais inapte à récolter ses fruits et à en presser le cidre. Pour m’épauler, de rose et de rouge, une douce amie, renarde à ses heures, glaneuse, amatrice de douceurs entre le sauvage et le cultivé.
J’ai hâte de revenir partager une bonne bouteille de cidre avec Bernardo, comme il m’y invitait !Toujours Mme Desrosiers, auprès de son grand pommier, généreuse de ses fruits, et des anecdotes et détails sur son histoire familiale.
Un aperçu des pommes cueillies par mes soins durant cette saison 2024, dont je n’ai à ce jour donné que peu de nouvelles.
La pomme ‘Béatrix’ devant son arbre-mère.Pomme de St-Cléophas : un splash doré à la base, tout le tour de la cavité.
D’autres albums suivront pour couvrir en images les tâches de mon automne pomologique. Des photos des pommiers, de mes jours de cueillette, de la chambre froide où les fruits furent entreposés, d’heures de presse et d’extraction de jus, tout comme de production de cidre et d’une visite d’experts à Montréal …
‘Petite Russet de l’Abbaye’‘Petite Russet de l’Abbaye’Pomme de St-Cléophas : un splash doré à la base, tout le tour de la cavité.Pomme de St-Cléophas : un splash doré à la base, tout le tour de la cavité.Pomme de St-Cléophas : un splash doré à la base, tout le tour de la cavité.‘Petite Russet de l’Abbaye’Pomme de St-Cléophas : un splash doré à la base, tout le tour de la cavité.La ‘Grosse Bienvenue’, qui a des traits de ‘Duchesse’‘Petite Russet de l’Abbaye’Pomme de St-Cléophas : un splash doré à la base, tout le tour de la cavité.